Jan 27

Le cloud computing: vers système d’information entièrement en mode hébergé

L’environnement économique de plus en plus difficile pousse les entreprises à adopter divers mesures de flexibilité leur permettant de sous-traiter certaines de leurs tâches et se consacrer aux activités créatrices de valeur. Ce qui incite les ingénieurs et prestataires de services à proposer des solutions pouvant permettre à l’entreprise de faire des économies d’échelle tout en restant compétitifs.

Les technologies de l’information et de la communication ne cessent de modifier l’environnement des organisations. Après avoir jeté un regard sur la virtualisation dans le précédent billet, nous évoquons à présent un autre terme omniprésent aujourd’hui à savoir le « cloud computing ».

1. Qu’est-ce que le cloud computing

Le cloud computing dans un sens plus général veut dire qu’une application, une ressource ou une plateforme peut être utilisée via internet et les utilisateurs souscrivent à un ensemble de services et non à l’implémentation de ces services. C’est donc un modèle qui permet l’utilisation en ligne et à la demande des ressources informatique à savoir les réseaux, les serveurs, les sauvegardes, les applications et les services.

2. Les éléments caractéristiques du cloud computing :

  •        l’omniprésence de l’accès aux réseaux : les services du cloud sont accessibles de partout et à partir de n’importe quel terminal pouvant se connecter à internet ;
  •        le libre-service à la demande : pour plus de flexibilité, les utilisateurs accèdent aux ressources du cloud comme dans un buffet, à la demande et sans avoir besoin d’intenses négociations avec le fournisseur du service ;
  •        l’élasticité rapide : les serveurs et les autres infrastructures informatiques prennent des semaines pour être livrées, des jours et des semaines pour être configurés. Par contre, dans l’environnement du cloud, l’utilisation des ressources peut augmenter ou diminuer instantanément et parfois automatiquement sur la base des besoins des utilisateurs ;
  •       le pooling des ressources : au lieu de louer du temps ou de l’espace sur une machine physique spécifique, les fournisseurs du cloud gèrent de multiples ressources distribuées qui sont dynamiquement assignés aux multiples utilisateurs à la demande. Donc, le client loue seulement la ressource, sans aucune connaissance de comment elle est fournie et sans aucun contrôle de sa localisation géographique ;
  •        mesure dynamique du service (le pay as you go): la fourniture des services utilise des modèles informatiques dans lesquels le client ne paie que ce qu’il a consommé et la mesure dépend du type de ressource.

3. Les modèles d’usage du cloud computing

Les 3 modèles les plus connues du cloud computing sont : l’IaaS, la PaaS et le SaaS.

  •        Infrastructure as a Service (IaaS) - Infrastructure en tant que service : c'est le service de plus bas niveau. Il consiste à offrir un accès à un parc informatique virtualisé. Des machines virtuelles sur lesquelles le consommateur peut installer un système d'exploitation et des applications. Le client a plus de contrôle sur les ressources et ce modèle donne au client une plus grande flexibilité. Par contre, bien que le consommateur soit dispensé de l'achat de matériel informatique, la gestion des licences des systèmes d’exploitation et autres est à la charge de ce dernier. Amazon Web Services (AWS) est un exemple de fournisseur d’IaaS.
  •        Platform as a Service (PaaS) - Plateforme en tant que service : dans ce modèle, le client peut exécuter ses propres applications, typiquement conçus en utilisant les outils fournis par le fournisseur de services. L’utilisateur a alors tout le contrôle de l’application mais a un contrôle limité ou pas de contrôle du tout de l’infrastructure sous-jacent. Windows Azure est un exemple de ce type de plateforme.
  •      Software as a Service (SaaS) - Logiciel en tant que service : c’est le modèle le plus visible du cloud computing. Le client utilise une application fournie à travers l’infrastructure du cloud. A titre d’exemple, nous pouvons citer les services de messagerie électronique en ligne (Gmail de Google), les suites logicielles en ligne (Zoho, Google Docs, LotusLive, salesforce.com et Office Web Apps avec les produits SkyDrive pour les particuliers et Office 365 pour les entreprises).

-    4. Les différents types de cloud computing

Il existe deux types de cloud :

-      le cloud publique (public cloud) : ce type de cloud est toujours la propriété d’un fournisseur de services et à destination de plusieurs utilisateurs (entreprises et particuliers). Les clouds publics sont typiquement basés sur des grands data centers avec des milliers d’ordinateurs et un grand pool de stockage. Le fonctionnement de ces centres est automatisé à un degré qui n’est simplement pas possible dans le data center d’une entreprise ordinaire. Les fournisseurs typiques des grands clouds publics sont Amazon, Google et Microsoft avec des gigantesques centres de données répartis dans un grand espace géographique ;

-      le cloud privé (Private cloud) : à l’opposé du cloud publique, le cloud privé est une infrastructure destinée exclusivement à une seule entreprise. Dans la plupart de cas, le cloud privé hébergé dans le data center de l’entreprise elle-même et est administré par ses propres informaticiens. Mais le cloud privée d’une organisation peut aussi être hébergé comme un service par le fournisseur d’un cloud publique.

En conclusion, avec la technologie du cloud computing, certaines organisations peuvent opter pour une bonne partie de leur SI en mode hébergé soit en souscrivant aux services, plateformes ou infrastructure en tant que service, soit en optant pour un cloud privé hébergé chez le propriétaire d’un cloud publique. Ce système offre une grande flexibilité même s’il y a un gros risque au niveau de la sécurité du SI.

Références:

-      www.wikipédia.com

-      SAP on the cloud - Michael Missbach et al., Springer (2013)

-      Information Systems Today - Managing in the Digital World - Joe Valacich & Christoph Schneider – Pearson (2012)

D’un point de vue typiquement économique, le cloud computing permet de transformer l’investissement dans les infrastructures informatiques d’un investissement dans le capital à un investissement dans l’opérationnel. En effet, cette technologie permet de diminuer considérablement les coûts du matériel informatique en diminuant la quantité du matériel.

Office Web Apps est une version en ligne de Microsoft Office disponible à l’adresse http://office.microsoft.com. Elle offre aux internautes la possibilité de travailler sur leurs fichiers au format Word, Excel, PowerPoint et OneNote sans installer ces derniers sur leur poste de travail. Les Office Web Apps sont accessibles sous deux formes en fonction du profil des utilisateurs :

-Pour les particuliers: en ligne via SkyDrive.

-Pour les entreprises: Office 365 qui contient l'offre commerciale d'Office en mode SaaS.

Cependant les logiciels qui fonctionnement grâce à Office Web Apps possèdent des fonctionnalités réduites par rapport aux logiciels installés sur un ordinateur.

Read 1051 times Last modified on jeudi, 28 janvier 2016 10:06

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